Le conte antillais

conteur antillais

Le conte est né au XVI ème siècle : les esclaves se rassemblaient à la veillée pour écouter le conteur. Le conte avait plusieurs fonctions : distraire et amuser mais quelquefois aussi résister contre l'oppression. Quoi qu'il en soit, le conte est toujours emprunt d'humour et de jovialité.

Ce genre littéraire est un échange continuel entre le conteur et l'assistance.

Il est toujours scandé par des formules : par exemple le « Yééé-Krik » prononcé par le conteur suivi du « Yééé-Krak » de l'assistance.

Le conte met en scène des personnages récurrents, bien souvent des animaux,  qui représentent les archétypes humains.

 

En voici quelques exemples :

Ti-Jean qui représente la fragilité,la faiblesse et aussi la ruse.

Misyé li Wa : le maître de la plantation.

Manman Dlo : maman eau = la sirène.

Compère Lapin : la malice, la débrouillardise.

Compère Zamba : l'éléphant symbolisant l'esclave qui travaille au champ.

 

Le conte se termine par une morale destinée à faire réfléchir l'assistance.

 

Raphaël Confiant, auteur Martiniquais né en 1951 a retranscrit des contes créoles dans ses ouvrages : « les maîtres de la parole créole » et « contes créoles des Amériques ». Il a aussi écrit « La lessive du diable », entre conte et roman : derrière l'apparence du conte, on trouve une histoire réaliste, celle de Mano, poursuivi pour avoir assassiné un béké.

 

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