Chak moun sav sa ka bouyi en kanari-yo = Chacun sait ce qui bout dans sa marmite = Chacun est seul à connaître ses affaires
La richesse de la culture antillaise passe également par ses traditions et ses fêtes.
Celles-ci allient musique, danse et rires et sont un peu le moteur de cette société. L'année aux Antilles est rythmée par ses deux saisons mais aussi par ses fêtes, tant attendues de tous.
C'est la manifestation la plus populaire et la plus attendue des Antilles. Elle se déroule du dernier dimanche de l'Epiphanie au mercredi des Cendres.
Jusqu'aux trois jours de fête qui clôturent le carnaval, on assiste en fin de semaine et dans chaque village à des concours de danses, de costumes et de beauté.
Pour le grand défilé final, chaque commune de l'île a préparé une chorégraphie et des costumes sensationnels.
Dimanche gras, les défilés débutent avec les danseurs, les danseuses et les musiciens à pieds, puis suivent des chars.
Les groupes en présences vivent un moment unique, attendu et préparé depuis des mois. Ils espèrent également ravir le prix du plus beau défilé de l'année, récompensé par une somme d'argent importante. Un jury choisi à cette occasion note les différents groupes selon des critères bien définis : beauté des costumes, respect des traditions.
Une reine choisie pour sa beauté est également élue.
![]() |
![]() |
![]() |
Puis débutent 3 jours de folie, de fête et de démesure.
Lundi Gras est le jour des « mariages burlesques » où défilent des couples curieusement assortis.
Le jour du Mardi Gras, la liesse est à son comble. Les rues sont envahies de chars, de diables et de diablesses rejoints par la population également vêtue de rouge. On danse toute la journée, déguisé et masqué. C'est une journée de démesure et de folie.
Le Mercredi sonne le glas du carnaval ; la foule vêtue de blanc et de noir porte la fête à son paroxysme jusqu'au crépuscule. A la fin de la journée, l'effigie du roi Vaval est brûlée puis jetée à la mer. Un sentiment de tristesse envahie les foules : la fête est finie, on entre dans le Carême.
Devenue un art aux Antilles, la gastronomie se fête le samedi le plus proche du 10 août.
Pour l'occasion, les 200 cuisinières regroupées en association se parent de leurs plus beaux habits et bijoux.
La fête qui se déroule à Pointe-à-Pitre débute par une messe célébrée en l'honneur de ces dames, puis continue par une longue procession dans les rues de la ville. Un grand repas (où l'on déguste des mets recherchés) suivi d'un bal clôturent la fête.
Le festival de musiques traditionnelles a lieu en juillet à Sainte-Anne.
Durant ce mois, on assiste à de nombreuses manifestations de musique, danses et cuisine créole dans toute la ville. A noter, les représentations de musique gwo- ka sur la plage de Sainte-Anne.
La Fête de la mer aux Saintes : les 14, 15 et 16 août à Terre de haut.
Grande fête populaire qui attire de nombreux touristes et aussi les habitants de la Guadeloupe continentale.
Bals de rues, soirées privées, concours de pêche, course à la nage..et d'autres attractions ont lieu.
Le 15 au matin, une Grande messe est célébrée en l'honneur de la Mer, qui fait vivre tant de Saintois, et des courses de yoles ont lieu cette même journée.
La journée du 16 est consacrée aux pêcheurs.
Les « swaré Léwoz »
Elles allient musique, chant et danse. En effet, la musique tient une place prépondérante dans la culture créole. Ces soirées sont très répandues à la Guadeloupe, notamment à Sainte-Rose. Elles servent également à raviver les traditions (puisque ces soirées datent du temps de l'esclavage) et à resserrer les liens communautaires.
Les combats de coqs
Ils se déroulent dans une paillote circulaire appelée le « pitt », avec une piste en terre battue. Les combats ont lieu les dimanches de décembre à juin. Ce milieu est exclusivement masculin.
Avant le combat, les galinacés subissent une préparation particulière : physique tout d'abord : on leur rase cou et ventre, on les écrête et on leur affûte bec et éperons. Les jours qui précèdent le combat, on leur donne à manger des boulettes de poivre de Cayenne pour leur « échauffer le sang ». On les cagoule également toute la journée pour le rendre sensible à la lumière. Le combat commence, entre deux volatiles et se termine environ 20 mn plus tard par la mort d'un concurrent.