Vyé kanari ka fè bon soup = = C'est dans les vieilles marmites qu'on fait les meilleures soupes
Les premiers habitants à avoir laissé les traces de leur culture et de leur civilisation sont les Arawaks, Amérindiens pacifistes originaires d'Amérique du Sud et d'Amérique centrale, qui peuplèrent l'île de la Guadeloupe à partir du III ème siècle de notre ère. Ce peuple vivait paisiblement d'agriculture et de pêche. On retrouve leurs traces au musée du Moule et au parc des Roches gravées de Trois-Rivières.
De nouveaux indiens : les Caraïbes arrivèrent au XIV ème siècle et s'approprièrent par la force les terres des Arawaks. Cette tribu guerrière et anthropophage ( selon certains) nommèrent l'île Karukera : « l'île aux belles eaux », nom encore usité aujourd'hui.
Christophe Colomb et son équipage débarquèrent à Sainte-Marie sur la côte est de la Basse Terre en 1493. Il nomma cet endroit « Guadeloupe ». Les Espagnols combattirent les Karaïbes.
Le commerce d'esclave commença dés lors pour s'établir de façon régulière vers 1517.
Puis les Français débarquèrent en 1635 et continuèrent l'extermination des indiens et le commerce des esclaves. On créa la Compagnie des îles d'Amérique.
La culture de la canne s'intensifia et avec elle, le commerce triangulaire prit de l'ampleur. Il s'établit entre l'Europe, l'Afrique et l'Amérique et consistait à échanger des marchandises locales contre du « bois d'ébène » périphrase utilisée pour parler des esclaves, ce qui montre bien la déshumanisation de ces derniers. Les esclaves étaient vendus par des tribus adverses aux Européens qui les transportaient dans des « négriers » jusqu'aux plantations des îles. De là, on débarquait les premiers en Martinique puis les autres reprenaient la mer jusqu ' à la Guadeloupe.
A partir de 1663, la Guadeloupe connaîtra plusieurs attaques anglaises successives dont l'objectif était de s'approprier ses terres et ses richesses. Les Anglais vont même occuper l'île de 1759 à 1763.
Avant la Révolution Française, on comptait 90000 esclaves pour 14000 blancs !
Avec la Révolution, l'abolition de l'esclavage est décrétée. Profitant d'une période de troubles, les Anglais occupèrent à nouveau l'île en 1794 mais ils en seront chassés à la fin de la même année par le célèbre Victor Hugues. Avec l'arrivée sur l'île de la guillotine, les colons français de familles aristocratiques se réfugièrent en Martinique, anglaise à cette époque.
Mais Napoléon Bonaparte rétablit l'esclavage le 16 juillet 1802 et les colons reprirent leurs habitations et leurs plantations. Cette période connut de nombreux suicides et d'actes de désespoir des noirs qui ne voulaient pas retrouver la condition d'esclave. Parmi eux, des héros comme Delgrès, officier noir qui préféra se suicider avec ses troupes plutôt que de revenir en arrière. Autre héroïne, la négresse Solitude qui suivit Delgrès mais qui fut capturée vivante par les troupes de l'Empire ; comme elle était enceinte, on attendit le lendemain de son accouchement pour l'exécuter, non par pitié mais pour ne pas perdre un négrillon futur esclave.
Enfin, le 27 avril 1848 l'abolition définitive de l'esclavage est proclamée suite au combat de Victor Schoelcher. Ce dernier sera député de la Guadeloupe en 1849.
Sous le Second Empire, on fit appel à la main d'ouvre indienne d'Inde pour travailler dans les plantations. En trente ans, 30000 indiens émigrèrent en Guadeloupe.
Puis à la fin du XIXème, des orientaux, principalement Syriens et Libanais sont arrivés. Ils ont pour la plupart occupé des emplois de commerçants.
Les différentes populations sont à présent sur place pour former au fil des années une nouvelle culture née de ce métissage: la culture créole.
En 1946, la Guadeloupe devint comme la Martinique un département français d'outre mer.
Puis en 1982, elles prirent le statut de région.
Les trois régions françaises de la Caraïbe que sont la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane réclament plus d'autonomie et plus d'échanges avec les autres îles des Antilles, compte tenu de leur emplacement géographique.
Ces îles des Antilles françaises revendiquent également une identité culturelle propre, une reconnaissance de leur culture et de leur histoire. Suite à la déclaration de Basse-Terre le 1 er décembre 1999 qui officialise ces revendications, la loi du 10 mai 2001 reconnaît l'esclavage comme un crime contre l'humanité et prévoit d'instaurer une date d'anniversaire de l'abolition de l'esclavage.
En 2002, un plan de relance gouvernemental du tourisme dans l'outre mer français est lancé. Ce plan vise d'une part à mieux faire connaître les départements d'outre mer par diverses actions, et d'autre part, à favoriser les investissements dans le secteur touristique de ces régions.