Plis ou monté wo, plis ou tonbé fò = Plus on grimpe haut, plus on tombe violemment = Plus dure sera la chute

La musique créole

Le Gwoka 

Musiciens de Gwoka

Le premier genre musical originaire de la Guadeloupe est le Gwoka. Ce terme proviendrait d'un tonneau de salaison utilisé pour la fabrication du tambour Ka, élément fondateur de ce genre musical.

Cette musique est née à l'époque de l'esclavage. Les esclaves se rassemblaient le soir pour jouer, chanter et danser.

Ces soirées s'appelaient « swarélèwoz »  d'après monsieur Lèwoz, propriétaire d'habitation où furent organisées des soirées. Par extension, toutes ces soirées passées à ce genre de spectacle furent nommées ainsi.

Le spectacle qu'est le lèwoz comprend sept rythmes de base, lents ou rapides et intermédiaires.

 

Il y a deux types de tambours ka : les boulas, tambours basses pour les rythmes de base et le maké au son aigu joué par le marqueur, celui qui improvise.

Par la suite, d'autres instruments s e sont rajoutés au groupe : chacha (calebasses remplies de graines), siyak, flûtes.

 

Le chant accompagne cette musique ; un soliste, conteur ou chanteur et des chours qui lui répondent.

La danse accompagne le tout ; elle est effectuée par des hommes et des femmes au rythme des tambours. Ces danses ont des significations particulières. Selon le rythme, elles traduisent le travail au champ, l'amour, la joie, la peine, la lutte. Ces danses exprimes donc des scènes de la vie courante.

Les soirées lèwoz sont très codées ; selon le rythme, les danseurs, chanteurs et le public saura la scène théâtralisée. Certains chants sont des classiques.

Les soirées Lèwoz les plus célèbres sont celles de Sainte-Rose et celles de Jabrun à Baie Mahault.

 

Le Gwoka était très joué jusqu'au début du XX ème puis s'est estompé. Dans les années 60, il était l'attribut des indépendantistes. Aujourd'hui, il revient sur scène grâce à la volonté des Antillais de faire valoir leur patrimoine culturel.

 

 

La biguine 

Biguine

La biguine est née au XIX ème siècle aux Antilles.

Après l'abolition de l'esclavage, la musique créole se développa et trouva son lieu de prédilection à Saint-Pierre, capitale culturelle de la Martinique qui possédait un théâtre où se donnaient concerts et opéras. Malheureusement, la ville perdit sa notoriété avec l'éruption de la Montagne Pelée de 1902. Fort-de-France prit alors le relais.

En Guadeloupe, l'essor culturel arriva un peu plus tard, fin XIXème.

Des bals avec orchestre étaient donnés les samedis et dimanches et les Antillais comme les voyageurs dansaient avec frénésie au rythme de la biguine, de la valse créole et de la mazurka.

Après la première guerre mondiale, cette musique arrive en Métropole et connaît ses heures de gloire entre 1918 et 1939. Les orchestres Antillais sont réputés et recherchés. Le Tout Paris danse au son de la biguine dans les cabarets.

 

La biguine est une musique née de plusieurs influences : elle mêle les improvisations jazziques de la Nouvelle Orléans aux rythmes cubains des îles proches des Antilles françaises.

Chaque orchestre a son style.

Les instruments qui composent l'orchestre sont des bois (flûte et clarinette), des cordes (guitare, banjo) des cuivres (saxo, trompette) et une batterie.

 

Si certaines biguines sont endiablées, d'autres sont plus langoureuses et permettent aux couples de se former, voir plus, si affinités.

 

Le zouk 

Ce terme signifie à l'origine « soirée campagnarde ». Ce style musical est né dans les années 70 mais connut un succès mondial dans les années 80 grâce au groupe Kassav.

Le zouk est le résultat de toutes les musiques qui ont influencé les Antilles.

Différents rythmes, rapides ou lents le composent.

Les succès de zouk en métropole ne sont pas les même qu'en Guadeloupe ou en Martinique ; par exemple, Frankie Vincent est surtout connu en Métropole.